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Notes de Voyage

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Suède, ici la Suède !

De retour pour compléter le journal...

Je suis donc arrivé en Suède lundi à 12h30. Ma première sensation a été celle d'une station de ski ! Bien qu'il n'y avait pas un gramme de neige, l'air frais, l'odeur de forêts de pin et la présence de béton et métal m'a clairement donné cette sensation, agréablement associée aux vacances !
Une petite pluie a accompagné tout mes déplacements d'un bâtiment à l'autre pour les formalités. Ces bâtiments sont sympathiques et modernes, en briques rouges, avec plein de jeunes dedans !

J'ai pu ensuite arriver à mon logement, en prenant une ligne de métro terminant en aérien, traversant un bras de forêt, pour arriver dans une tite ville. Et l'arrivée à mon logement est une drôle d’histoire, entre espoir, terreur, et consolation !
Il y aura bientôt en ligne les photos de l'approche pas à pas de ma sombre demeure...
(hop c'est fait ! http://www.notesdevoyage.com/gallery/index.php?/category/2 )

Espoir : J'avais en tête l'image de la convivialité germanique, les maisons en sapin, les longues soirées d'hiver festives autour du feu de bois...

Terreur : Avec d'abord plus de trois quart d'heure pour y aller depuis mon école ! Puis je m'approche et passe à coté d'un chantier rassemblant barrières en métal et montagnes de gravier. Un parking doit être détruit pour laisser place à quelque chose d'autre, et des baraques-containers de chantiers complètent le paysage "Pour loger les ouvriers sans doute..."
Et là, le doute s'installe ! Sur mon plan, mon logement devrait être tout près... Et galère ! Je m'approche du site où sont les baraques, entre rire et doute tellement ça me parait délirant et inattendu. Puis ça se confirme : je vois l'emblème de KTH, avec le titre "Campus Kista". Bam.

Consolation : De plus près, les baraques font moins austères, et évoquent un peu moins un empilement de marchandise à Amsterdam... En fait, on peut trouver des pelouses et arbres au milieu de tout ça, et les blocs d'habitation de deux étages sont associés deux par deux, avec des aménagements de bois (escalier, couloirs..) qui, pour le coup, me ramènent encore à une ambiance de station de ski, type Valmorel. L'intérieur est charmant et bien équipé pour 25m².
La grande consolation est que ceux logés sur le campus à l'école même, bien qu'ils n'aient pas de temps de transport pour aller en cours, sont encore plus mal lotis ! Ils logent carrément dans des containers de réfugiés !!
Ce qui compense aussi, c'est la bonne ambiance qu'il y a ici, et la facilité avec laquelle on s'invite entre nous pour bavarder ou se faire un dîner. Mon colloc Iyad est Syrien, très sympa et apprécie mon organisation (ehe... mais si, mais si.)

À plus tard pour d'autres aventures !

J'ai testé pour vous : le "Durian, King of fruits"...


1 - En guise d'introduction :
Tous les guides touristiques vous le diront : le durian est le fruit culte de la Malaisie. Tout les autochtones en raffolent.
Le seul soucis mentionné est son odeur... Chacun vous préviendra en effet que les parfums repoussants du Durian découragent beaucoup d'aventuriers, mais que les plus persévérants sont récompensés par un goût tout à fait divin. Ce qui lui vaut la réputation de "Roi des fruits"

Ça, c'est ce que tout le monde nous dit. Mais l'école de la vie réserve bien des surprises...

2 - Signes d'avertissement
On apprend bien vite que rapporter un Durian à son appartement peut coûter cher : de fortes amendes sont données à tout locataire en mangeant chez eux. La raison ? L'odeur est envahissante, et surtout très très tenace. L'essentiel de l'amende est donc consacrée à la désintoxication de la chambre des contrevenants.

3 - Le soufflet retombe...
Tout commence par cette fin de journée, où je marchais le long d'une route à la nuit tombée. Une petite étale de fruits se présente à moi, avec ses lumières et son activité. Et voici les durians : fruit volumineux comme un gros melon, un peu ovale, à grosses épines triangulaires pas trop violentes. Eh bien l'odeur...tout à fait supportable, voire imperceptible ! Histoire d'aller au bout du test, je met mon nez dessus, et je peux ainsi humer un parfum fruité qui s'accommode bien à la moiteur du soir. Qu'est ce que c'est que ce mythe attrape-touriste d'odeur épouvantable ?! Beaucoup de bruit pour rien.

4 - L'épreuve
L'instant de vérité a été ce matin. Une employée nous annonce joyeusement qu'il y a dégustation de Durians en bas. On descend tous ensemble au rez-de-chaussée, direction le dépôt à l'arrière du bâtiment. En chemin, je me dis :"Puisque l'odeur est acceptable, le goût doit être fantastique !" On ouvre la porte des bureaux : une odeur lourde s'impose immédiatement. Malgré l'air conditionné, il y a cette présence épaisse de parfum de jungle... la lourdeur de l'humidité sans l'humidité, d'une certaine façon...
Nous traversons encore quelques salles, et l'odeur s'intensifie. Arrivés au dépôt, tout le monde est là en train de grignoter béatement. L'odeur est bien présente, mais tout à fait supportable : on peut pas dire que ça attaque. Rien à voir avec les relents agressifs des container poubelle. Rien de bien méchant donc !


Tout bascule lorsque l'on s'approche : le fruit est plein d'une chaire blanche et sèche, un peu comme de l'aubergine. Ce corps se sépare en gros quartiers, et c'est entre deux blocs que se trouve une masse ovale orangée, à peine plus grosse qu'une carotte. En s'approchant, on voit qu'elle est couverte d'une peau fine, sèche et fripée, et au contact....elle recouvre une matière tiède et molle, mi-liquide mi-ferme. En le prenant dans ses doigts, on craint de trop serrer car le tout semble se désagréger comme quelque chose de pourri et visqueux.


Le pire est à venir, mais on ne l'imaginait même pas :
En en prenant une petite bouchée, c'est l'horreur. La déconfiture a du se lire son mon visage : épais, tiède et crémeux, un goût un peu amer aux aspects d'oignons pourris bouillis... ce bouquet bizarre n'est pourtant pas très agressif pour les papilles. Mais le constat est clair pour moi : en moins de 3 secondes, je luttais de toute la force de ma politesse contre les haut-le-coeurs !

Tout les autres nous regardaient attentivement, curieux et amusés. Moi et Emlyn, en pleine détresse, on se regardait, partagés entre le rire et l'envie de vomir ! Les larmes aux yeux, la salive à la bouche.. Faut-il mieux vite avaler ? Recracher ?? On se concentre, glop.
Après un bol d'air, on retrouve notre calme. Le bout de fruit mou toujours à la main. Par pur curiosité, et pour mémoriser le goût de ce fruit tout de même célèbre, je reprend un tout petit bout. Mais là c'est encore pire, et je regrette. Les employés sont hilares et semblent avoir renoncé à comprendre notre réaction ! Car comment peut on ne pas adorer ce fruit ?? On en parle, on rigole... en grimaçant un peu.

5 - L'après, et conclusion
L'odeur est partout. Je me fais des bains de bouche au café noir, et laisse sécher du savon sur mes mains.

Pour synthétiser tout ça, après expérience, je peux dire avec mesure et honnêteté que :

le durian est la "chose" la plus dégueulasse qu'il m'ait été donné de goûter de toute ma vie. Aspect de cadavre mou en décomposition, texture épaisse de crême avariée, ce truc a des propriétés de vomitif tout à fait extraordinaires.

Qu'on se le tienne pour dit.
:)

J'ai testé pour vous : ce salon de coiffure miteux :)

Tout commence avec des cheveux qui poussent décidément trop... et qui deviennent très agaçants quand ils volent au vent des ventilateurs malais, et viennent me chatouiller le nez !

Alors je pars en mission, le nez au vent (ok je sors..) Ma première trouvaille est un salon de coiffure donnant sur la rue : clair et avenant. Mais fermé. Cette première déconvenue m'aura au moins permis de déduire comment on dit "salon de coiffure" malais : "Kedai Guntling". Je refais donc la rue avec ces mots en tête, pour trouver un autre salon qui m'aurait échappé. C'est comme ça que je tombe sur ce bout de pancarte invitant à entrer dans les profondeurs douteuses d'un bâtiment.


Après un escalier glauque, on arrive à une porte chargées d'indications en chinois et pub de bière... Derrière, une femme me fait des grands signes : Que j'entre ? Que je foute le camp ? mystère...
Dans le doute, je pousse la porte, pour arriver dans un séjour mal éclairé, où brûle l'encens d'un autel chinois au milieu de gens assis autour d'un verre. Je montre du doigt les quelques fauteuils de coiffeur dans la lumière à droite, histoire de fixer les choses. Une femme ne parlant pas grand chose d'anglais me propose de tout commencer immédiatement ! J'essaie de faire comprendre que je voudrais avoir encore quelques cheveux après... mais elle s'impatiente. Alors je prends ce qu'il reste l'édition de ce matin du "Sun newspaper", et lui montre un bonhomme coiffé comme il faut : "Sama ini ! Ok lah ?" Pas trop convaincu des termes du contrat, je me résout à m'asseoir dans le lugubre siège...

  • 1) Humidification des cheveux au moyen d'un pchiiit à plante verte : je ferme les yeux, sait-on jamais.
  • 2) Peigne et ciseaux : là je frissonne :) ! ^^ rha, c'est très agréable... et on voudrait que ça dure toujours... mais la vue des cheveux qui diminue calme ce rêve !
  • 3) Ciseau à élagage : pour faire un joli dégradé... mais ça me retire encore pleins de cheveux !? Bon allez, on dirait qu'il m'en reste un peu...
  • 4) Rasoir traditionnel bas de gamme : Horreur ! Les 4 min les plus longues de ma journée ! Imaginez cette lame nue me grattant la nuque et le contour des oreilles... je pouvais me sentir transpirer de tension !


Finalement, on peut dire que pour RM10 (2€), c'est du bon boulot, consciencieux, appliqué et propre.
Mais je ne pense pas que j'aurai l'occasion de revenir pour autant, vu que je me fais couper les cheveux à peine un fois par an... et que c'est seulement la 3me fois de ma vie que je vais chez le coiffeur !

Torpeur occasionnelle et délices locaux

(oui, j'aime les titres simples.)

Voici ce qui peut se passer quand je suis seul à l'appartement, que l'heure avance, apportant avec avec elle son cortège de tourments :

  1. "Ah déjà 2h et il fait faim..."
  2. "Mais est ce que je vais réussir à faire quelque chose de cette journée ?..."
  3. "Ouch c'est bien d'économiser la climatisation, mais je sortirais bien à la piscine me rafraîchir !"
  4. "Cet appart est sympa, mais les on y tourne en rond comme un lion en cage quand on est seul..."

Alors il faut se prendre en main ! C'est peut être pas rigolo d'aller au resto tout seul, mais on se rend compte que ça fait beaucoup de bien quand on y est ! Hop op op, je descends dans la rue, et file au resto indien habituel. Arrivé là bas, typiquement ça donne ça :


"Selamat petang tuan !"
Hi ! Makan apa ?
"Saya hendak nasi goreng, tanpa ayam ok lah ?"
Without ayam ?!
"Yalah !"
Minum ?
"Minum teh halia... besar"
Teh halia ?
"Boleh ?"
Boleh laaah !!

Traduction approximative et non homologuée (ce que je crois dire et comprendre) :
"Bonjour msieur !"
Salut ! Et ce sera ?
"Riz complet, mais sans poulet ok ?"
Sans poulet ?
"Ouep !" (pas fou, ça double le prix sinon)
Et à boire ?
"Un thé maison au gingembre (omagad :) )...grand format."
Un Teh halia ?
"Vous avez ça ?"
Un peu ouais !!

Et après, c'est un dialogue ému entre mon assiette et moi, moi qui meurt de faim et qui m'éveille à nouveau, elle qui est décidément la plus cultes des recettes locales ! Variété de couleurs, de consistances et de saveurs, le Nasi Goreng (prononcer Nassi goreng', littéralement "riz frit") est comparable à un riz cantonnais épicé, où se côtoient riz au saté et légumes divers encore croquants... Quelques rondelles de concombre et un petit citron vert coupé en deux permettent de distraire avantageusement les papilles, qui peuvent alors revenir au riz en le redécouvrant d'un autre point de départ.

Un mot aussi sur le fameux Teh Halia ("thé gingembre"), variante du traditionnel Teh Tarik ("thé tiré") : un thé sucré au lait, remué en le versant spectaculairement de verre en verre. Là encore, les fantastiques notes poivrées du gingembre, sur un fond de thé doux, donne un accompagnement ad hoc pour ce plat résolument béatifique.
Comme quoi, même tout seul, un resto peut être l'occasion d'intenses émerveillements, pour une bouchée de pain !
(un peu moins de 1€ pour le tout)

Pou conclure sur le mot "torpeur" du titre (somnolence de l'esprit, ou encore "glandouille aiguë"), c'est cette impression que rien ne se passe, que le temps s'arrête, mais continue quand même à fuir et se perdre !
Jacques Brel le disait ainsi :

"Et par manque de brise, le temps s'immobilise"

Quelles sont mes techniques pour remettre le temps en marche ? Voici quelques pistes :

  • Ouvrez la fenêtre et laissez le bruit de l'extérieur faire entrer son irrégularité et son activité.
  • Mettez la radio pour écouter quelques infos et émissions (mais on écoute einh ? on se laisse pas bercer !)
  • Se faire de véritables repas ! Pas de grignotage en pianotant à l'ordi.
  • Sortir, pour un oui ou un non : piscine, courses, ballade : allez s'aérer la tête !
  • Rencontrer des gens, bavarder, échanger.
  • Produire des choses dont on soit fier quand on les regarde après coup.

_________ Destinations passées et futures ________

Liste chronologique régulièrement mise à jour.

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