mercredi 30 juillet 2008
mercredi 30 juillet 2008
samedi 26 juillet 2008
J'ai pas beaucoup donné de détails sur ce moi passé, et surtout pas la moindre photo !
Consolez vous, il n'y a toujours pas de photo mais un peu d'info.
Des visites de temples chinois et hidous en villes, une virée dans la ville gouvernementale Putrajaya, une sortie à la ville d'héritage portugais Melaka, puis une échappée à Port Dickson pour voir un peu la mer de la cote... je vous prépare les photos de tout ça pour demain !
Coté boulot, c'est vraiment passionnant, et d'autant plus que le bureau à KL est bien managé avec une personne attitrée à cette tâche, pendant que Michel big boss arpente le 3 tiers du monde Vietnam-Guatemala-Belgique. Pas mal de technique et thermodynamique où je compense les lacunes du reste des collègues, mais aussi de la finance et économie pour diagnostiquer les projets qui se présentent à nous. Superbe, varié, bonne ambiance, que demande le peuple ?
mercredi 23 juillet 2008

Je ne sais plus comment l'idée à commencer à germer, mais le résultat est là : un turbine à gaz sans gaz, entraînée par la seule lumière du soleil !
L'élément original est de concentrer les rayons en un seul faisceau parallèle. Ce faisceau pourra entrer dans un canal cylindrique profond et ne percuter la paroi qu'au fond. La profondeur de ce tube assure qu'après l'impact de la lumière sur le fond, les réflexions et radiations se feront en quasi totalité sur les parois du tube, emprisonnant le lumière et la convertissant quasi totalement en chaleur. Ce tube serait en céramique noire réfractaire, supportant environ un millier de degrés. Il sera encapsulé dans d'autres cylindres où circulera l'air comprimé.
Le reste du fonctionnement est similaire à celui d'une turbine à gaz : de l'air frais est compressé à 10 bar environs, puis est chauffé progressivement pour se dilater et venir entrainer une turbine. La puissance mécanique extraite par la turbine sert à entraîner le compresseur et l'excédent est converti en électricité. L'air d'échappement cède de sa chaleur à l'air compressé histoire d'améliorer l'efficacité.
Les chiffres : Pour une jolie sortie élec de 10 kWe, il faudrait un peu moins de 30 kW de lumière. 6h par jour d'été dans les bons déserts, l'ensoleillement est supérieur à 750 W/m². Il faudrait donc concentrer la lumière sur une surface de 40 m², comme par exemple une parabole de 7m de diamètre. Alors, pourquoi ne pas en installer dans quelques oasis au Magreb ?
On peut espérer faire monter l'efficacité en atteignant de très hautes températures, ce qui est tout à fait possible à partir de notre faisceau de lumière. Le procédé est sans émission, à part un peu de NOx si on tire trop sur les hautes températures.
mercredi 16 juillet 2008
Résumé d'une discussion philo, qui s'avère être bien plus long et tordu que la discussion elle même !
dimanche 6 juillet 2008
Dimanche typique de Kuala Lumpur :
Je pars le matin avec un vague destination en tête, une église, un bout de cathédrale. Là bas je bavarde et je fais la connaissance d'une poignée d'horizons différents. Ce matin c'est un Malaisien de Pinang qui m'a abordé en trouvant que je ressemblais à un juif polonais, et comme sa femme était polonaise... eheh ! Voilà que je participe à la messe avec eux, pour un office à la fois très catho tradi, mais avec une musique bien récente d'un style horriblement niais kermesse cheapos à mourir. Je comprends sur le coup la demande de Goscha, sa femme polonaise, à propos des chants de Taizé qu'elle voudrait tant importer ici ! A la fin de tout ça, ils me disent qu'ils doivent se presser pour répéter pour un concert ce soir. Ma curiosité me fait savoir qu'elle est violoniste dans l'orchestre national, avec un de ses fils. Je saute sur l'occasion de me renseigne sur les heures et prix. J'en parle à Angélique, Massoud et Reza, et la soirée est organisée !


Nous voilà donc, sapés comme des papes, à "Istana Budaya" (palais de la culture). l'opéra national est construit dans le style malais, avec des immenses toits triangulaire qui pourraient presque rappeler l'opéra de Sydney. Ce palais semble bien dédié à la culture locale, et ce concert très européen est exceptionnel. En effet, on aura droit aux portraits géants des 5 premiers ministres de la Malaisie le long des escaliers, puis carrément l'hymne national en ouverture (eh si, je vous confirme !). Des annonces à rallonge étaient faite en langue bahasa, mais cela était plutôt justifié vu le public largement local.
On attaque avec un oratorio bien suspect, quasiment bouffe. Composé par Joseph Horovitz, empreintant aussi bien au classico classique que le baroque, une touche de blues et quelques touches modernes concrètes, dépaysant et original.
Ensuite, Concerto pour violon op35 de Tchaïkovski. Un orchestre qui dépassait mes attentes en qualité (9€ la place et des mises en garde du la violoniste.) La soliste était en tous cas fantastiquement précise et même émotionnellement impliquée à mesure que le morceau se développait. Je note le deuxième mouvement, pour sa douceur dont le compositeur tire toujours une merveilleuse fantomatique nostalgie, et enfin un 3me mouvement qui m'a fait reconnaitre (enfin !) cette pièce.
Un entracte nous offre la possibilité d'un dîner bien malay, pour des prix dérisoires ! Par contre l'appelle au retour en salle a été drôlement discret, et comme les annonces étaient en bahasa, nous avons bêtement raté la reprise du spectacle...
On finit avec la symphonie n4 du même bonhomme. Premier mouvement en valse légère puis plus martiale. Deuxième mouvement encore plus magnifique que le II du concerto, lyrique et surtout moderne dans l'harmonie. Troisième malicieux et dynamique comme le veut la tradition, entre course poursuite de pizz et plaisanteries cuivrées. Final triomphant avec une utilisation étonnante des contrastes, dans les rythmes et les jeux. Tagada tsouin tsouin, applaudissements, et nous voilà de retour pour dodo avant la nouvelle semaine !
vendredi 4 juillet 2008
Plus encore que l'année dernière, on trouve à Kuala Lumpur des musulmans du moyens orient et du Golfe.
Parmi eux, deux grands groupes : d'un coté il y ceux comme les iranien(ne)s qui viennent respirer ici un peu de liberté, aux femmes peu ou pas voilées. De l'autre, on voit ces fameux musulmans arabes suivis de leur femme dont on ne devine que les yeux, entièrement couverte de noir, le suivant derrière à bonne distance.
En les voyant récemment il m'est venu une formule :
"Extrémisme exhibitionniste".
Car c'est bien le paradoxe, on veut cacher les charmes de sa femme par vertu, mais au final on s'affiche publiquement son attachement à une tendance de l'Islam, de façon provocatrice et ostentatoire.